2019. Est-il trop tard ?

Les trois-quarts des espèces connues qui disparaissent, les plus grandes villes du monde recouvertes d’eau, des millions de réfugiés climatiques. Cela ressemble à un scénario de film apocalyptique et pourtant …

Alors que le réchauffement climatique s’accélère et menace de plus en plus la planète, le directeur de l’ONU (Organisation des Nations Unies) a tiré la sonnette d’alarme ce jeudi 24 janvier. Le but étant de réveiller les consciences et de commencer à sauver ce qui peut encore l’être.

Les espèces disparaissent à un rythme alarmant. La 6ème extinction massive pourrait déjà avoir commencé. La dernière  Une extinction de masse est un laps de temps cours (à l’échelle de la planète) au cours duquel au moins 75% des espèces disparaissent sur toute la surface de la Terre. La dernière date d’il y a 66 Millions d’années. Elle avait provoqué la disparition de 50% des espèces dont les dinosaures non-aviens (= non oiseaux). Au cours des dernières 500 millions d’années, il y a donc eu 5 extinctions massives. Cette fois, la différence est que l’humain semble être le seul responsable de cette disparition massive des espèces…

Les humains semblent prendre de plus en plus conscience de leur acte, pour preuve, L’Affaire du siècle a récupéré plus de 2 millions de signatures. Si vous n’avez pas encore signé cette pétition je vous mets le lien à la suite. Elle vise à attaquer l’Etat français afin de le mettre face à ses responsabilités et respecter ses engagements climatiques, à protéger nos territoires et nos droits. Voici le lien : https://laffairedusiecle.net/

Cependant, cela ne suffit pas. D’ici quelques siècles, plus de 75% des espèces présentes sur Terre sont vouées à disparaître. 100 fois plus que les extinctions précédentes. En comptant seulement les espèces connues à ce jour, chaque jour, quelques espèces dont nous ne soupçonnons même pas l’existence disparaissent. 

baleine

 » La chasse, l’introduction d’espèces invasives, les évolutions climatiques. Nous touchons à nos standards géologiques. Nous modifions le fonctionnement de tous les océans. Nous changeons la surface de la planète. Nous détruisons des forêts entières et basons notre agriculture sur de la monoculture, néfaste pour de nombreuses espèces. Nous pêchons à outrance. Et la liste est encore longue.

Nous ne serons jamais à cours de munitions, avec l’arsenal dont nous disposons actuellement.  » Elizabeth Kolbert – Auteur.

Il est encore possible de ralentir ce désastre, nous avons autant de moyens de sauver la planète que de la détruire. Ces changements ne menacent pas seulement les espèces animales ou végétales mais aussi l’Homme.

La calotte polaire diminue 4 fois plus rapidement qu’il y a 10 ans. Cette fonte des glaces provoquera une montée des eaux qui engloutira des villes comme New-York, Amsterdam ou encore Tokyo. Les réfugiés climatiques seront très nombreux. 

La situation s’annonce pire que prévue, une hausse des températures de 4°C est annoncée d’ici 2100, c’est plus que les 2°C prévus par l’accord de Paris en 2015. Une limitation à 1,5°C est primordiale, cependant cette ambition est mise à mal par plusieurs dirigeants politiques, à l’image de Donald Trump, qui a quitté l’accord de Paris, ou de Jair Bolsonaro, nouveau président du Brésil…

Parmi les exemples les plus représentatifs des espèces en voie d’extinctions, on retrouve les guépards qui ne sont plus que 7.000 aujourd’hui (contre 100.000 en 1900). Les Lions aussi : il y a 25 ans, ils étaient 43 % plus nombreux…, à présent, ils ne sont plus que 35.000… Et inutile de dire combien de royaumes cet animal a perdu en l’espace de quelques siècles. Les grands singes aussi sont en recul dont plusieurs comme l’orang-outan « en danger critique », la dernière étape avant l’extinction.

Et l’Homme dans tout ça ?

On ne peut pas dire que l’Homme ne survivra pas à cette calamité mais il a une forte capacité d’adaptation mais au bout du compte, est-ce vraiment dans ce monde que nous voulons vivre ? 

Il est peut-être déjà trop tard mais n’empirons rien. Il est temps de faire des efforts et d’arrêter d’exploiter tout ce qui nous entoure, de considérer la Terre comme une poubelle et un distributeur infini de ressources. C’est maintenant qu’il faut changer nos habitudes. Parce que si la planète s’en sortira très bien sans l’homme, nous n’avons pas à décider du destin des autres espèces qui ont autant droit à la vie que nous. Qui sommes nous pour les mener à leur perte ?

Je pense reprendre l’écriture d’articles cette année puisque nous voyons tous les jours des mauvaises nouvelles concernant la planète sur les réseaux sociaux et si à mon échelle je peux aider des personnes à prendre conscience de leurs actes, je le ferais.


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